Autres pathologies

L’acrocyanose

Se caractérise par une coloration violacée permanente des mains, s’accentuant avec le froid, avec hyper sudation et œdème. Le plus souvent il s’agit d’une pathologie bénigne mais elle peut dans de rares cas être le témoin d’une pathologie générale. Le raisonnement est le même que pour le phénomène de Raynaud.

Les engelures

se caractérisent par des plaques de couleur violacée, qui démangent (prurit) ou sont douloureuses, associées à un œdème des doigts ou des orteils.
Parfois des bulles ou des plaies se forment. L’exposition au froid humide est le facteur déclenchant habituel. L’évolution se fait par poussées de 2 à 3 semaines avec une guérison complète spontanée. Il existe une prédilection pour la femme jeune. Il s’agit d’une pathologie bénigne. La survenue à un âge tardif et/ou des signes associés peuvent conduire à chercher une pathologie des vaisseaux ou des tissus.

L’érythermalgie est un acrosyndrome vasculaire paroxystique

Se caractérise par des accès de douleurs intenses avec chaleur et rougeur des extrémités le plus souvent les pieds, habituellement calmés par le contact avec l’eau froide. Dans un certain nombre de cas, on ne retrouve aucune cause ; dans d’autres, cette pathologie peut révéler une pathologie du sang responsable d’une hyperviscosité (l’aspirine est souvent efficace dans ce cas) ou encore être secondaire à la prise de certains médicaments, vasodilatateurs en particulier.

Le lymphœdème

Œdème des membres inférieurs ou des membres supérieurs qui est la conséquence d’une stase de la lymphe dans le tissu interstitiel. Cette stase peut-être liée à une anomalie constitutionnelle (lymphœdème primaire) ou à une destruction des voies lymphatiques normales par une chirurgie, une radiothérapie ou encore à une infection (lymphœdème secondaire). Dans certains cas, il peut être utile de faire un bilan pour éliminer une autre cause d’œdème. Il s’agit d’une pathologie chronique dont le traitement repose sur la compression par bandes, bas ou manchons pour les membres supérieurs.

L’érysipèle est une infection du derme et de l’hypoderme

L’érysipèle touche dans la grande majorité des cas la jambe et qui se manifeste par de la fièvre, parfois des sueurs et des frissons associés à un œdème, une rougeur, une chaleur cutanée et des douleurs de la jambe atteinte. Une porte d’entrée sous la forme d’une plaie du membre inférieur ou d’une mycose interdigitale peut être retrouvée. L’existence d’un lymphœdème est un facteur de risque d’érysipèle. Le traitement antibiotique doit être débuté en urgence afin d’éviter une infection grave des tissus profonds.

L’hypertension artérielle est définie par une pression artérielle ≥ 140/90 mmHg.

Le traitement repose sur 5 classes médicamenteuses, utilisées seules ou en association, et sur le contrôle des facteurs de risque cardio-vasculaires.
Dans certains cas, il peut être nécessaire de rechercher une cause spécifique à cette hypertension, en particulier chez les patients de moins de 30 ans, si les chiffres sont d’emblée très élevés, ou en cas de résistance au traitement ou d’anomalie biologique.
L’évaluation initiale du patient hypertendu comporte une évaluation du fonctionnement rénal (dosage de la créatininémie), un dosage du potassium sanguin, un dosage de la glycémie, un dosage des lipides sanguins, un électrocardiogramme et une bandelette urinaire à la recherche de protéines dans les urines.
L’évaluation du traitement se fait au bout d’un mois environ avec des objectifs plus strictes en cas de diabète ou d’insuffisance rénale (pression artérielle < 130/80 mmHg).

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