Pathologie de l’aorte

Les anévrismes ou dilatation de l’aorte constituent une indication opératoire lorsqu’ils exposent au risque de rupture ou de dissection aortique du fait de leur taille ou de leur fragilité dans certaines maladies du tissu collagène (Marfan, bicuspidie aortique).

La chirurgie consiste à remplacer le segment d’aorte malade par un tube en Dacron. La plupart du temps, il s’agit de l’aorte ascendante. La complexité du geste varie selon le siège et l’étendue de l’anévrisme. Lorsque l’anévrisme débute à l’origine de l’aorte dès la sortie du cœur, il englobe la valve aortique et la naissance des artères coronaires. L’opération de remplacement de l’aorte ascendante impose donc de réimplanter les deux artères coronaires dans le tube et, pour ce qui est de la valve aortique, soit de la changer, soit de la conserver et, dans ce cas-là, de la réinsérer dans le tube.

Dans des cas plus rares, le remplacement de la crosse aortique s’impose et la technique chirurgicale est encore plus complexe avec réimplantation des vaisseaux à destinée cérébrale dans la prothèse après avoir effectué une perfusion séparée des vaisseaux cérébraux et un arrêt circulatoire complet temporaire de la CEC.

Les anévrismes de l’aorte descendante et thoraco-abdominal peuvent être traités, selon leur localisation et leur étendue, soit par un remplacement de l’aorte avec un large abord chirurgical (thoraco-phréno-laparotomie) soit par endoprothèse introduite par les vaisseaux fémoraux et déployée à l’intérieur de l’aorte sous radioscopie en salle hybride (au sein du HML).

Chiffres clés

Plus de 100 patients opérés chaque année pour une chirurgie concernant l’aorte elle-même.
Environ 20 patients bénéficient d’une chirurgie de type Bentall,
Environ 20 patients bénéficient d’une chirurgie de type Tirone David,
Environ 15 patients opérés en grande urgence de dissection aortique.